DEMISSION DE L'AMBASSADEUR FRANCAIS EN AFRIQUE DU SUD

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Petition contre la diplomatie coloniale française en Afrique Du Sud

 

« L'un des plus beaux souvenirs politique fut la victoire de Nelson Mandela dans son combat contre l'apartheid. Celle d'un dirigeant déterminé à sortir des représentations d'hier » Emmanuel Macron le 28 Novembre.

A l’occasion de sa « tournée africaine » où le président a visité 3 états sur les 55 du continent, voilà une déclaration du président français que le nous observons de près. Explications:

Qui est l’ambassadeur français en Afrique Du Sud?


Christophe FARNAUD, né le 8 avril 1965 est l'actuel ambassadeur français. Il est un haut fonctionnaire français au parcours classique. Etant passé par les plus prestigieuses écoles françaises, il endosse la responsabilité des plus hautes fonctions diplomatiques. Néanmoins depuis 2012, il était vice-président du groupe français Thales (transports et défense) en charge des relations internationales Zone Afrique.

Qui est Thales?

Les Sud Africains n’oublieront pas le nom de Thales, qu’ils connaissent mieux sous le nom de Thomson-CSF (ancien nom du groupe). L’Afrique du Sud a une histoire avec ce groupe, la voici chronologiquement:

 

  • De la fin des années 1970 au début des années 1990, un bureau secret existait au sein de l’ambassade sud-africaine de Paris. Armscor, l’organisme public sud africain chargé des programmes d’armements y faisait travailler une trentaine de fonctionnaires. Leur mission était de conclure des contrats d’armements auprès d’entreprises européennes pour alimenter la machine de guerre de l’apartheid. Les services secrets français étaient évidemment au su de tout cela puisque certains fonctionnaires disposaient de passeports diplomatiques.

 

  • Du 8 au 10 Juin 1969, en qualité de ministre sud africain de la Défense (puis premier ministre), PW Botha s’est rendu en France à l’invitation de Thomson-CSF (ex Thalès) pour tester des missiles et déguster du vin. A cette occasion il rencontrera à Bordeaux le PDG Paul Richard ainsi que des généraux français.

 

  • En 1977, l’ONU (dont la France est membre du conseil de sécurité) impose un embargo sur la vente d'armes en Afrique du Sud. Malgré cela, les 22 et 24 Juillet 1987 à Paris, les renseignements militaires des deux pays se réunissent. A cette occasion, les agents français offrent aux sud-africains une poignée de prototypes du Mistral. Paris espérait que les forces sud-africaines puissent tester cette avion sur le terrain en Angola (Pretoria était en guerre contre l’Angola). Cela a abouti à un scandale diplomatique quand la tentative de faire passer 50 Mistral par le Congo Brazzaville a été révélée en 1989.

 

  • En 1999, Thomson-CSF - devenu Thales - est accusé d’avoir versé des pots-de-vin pour obtenir un contrat d’armement au vice président Jacob Zuma actuel chef d’Etat Sud Africain. Cela concernait un programme de 5 milliards de dollars visant à ré équiper l’armée sud-africaine cette affaire est connue sous le nom de « Arms Deal ».

 

  • Le 31 Juillet 2006, Jacob Zuma, ainsi que le représentant des deux filiales de Thales (Thint Holding et Thint), Pierre Moynot, comparaîtront à partir du 31 juillet 2006 devant la Haute Cour de Durban. Le groupe est en effet soupçonné d'avoir conclu un pacte de corruption avec M. Zuma en vue d'obtenir sa protection dans des enquêtes sur des contrats d'armement publics. Ce pacte, qui aurait été scellé au début de l'année 2000, prévoyait, selon l'accusation, un versement annuel de 500 000 rands (62 500 euros) de la part du groupe français au vice-président sud-africain, en contrepartie de son soutien. Finalement, le conseiller financier de l’actuel président, Schabir Shaik, a été condamné.


Pourquoi a-t-il été nommé?

Le quai d’Orsay argue que « Le fait d’avoir été, dans ce cadre, en contact avec des décideurs africains a pu jouer en sa faveur pour le poste d’ambassadeur en Afrique du Sud »


Moins prosaïquement, cette nomination pourra aider l'Etat français dans l’un des dossiers prioritaires : l’appel d’offres pour la fourniture de réacteurs nucléaires que s’apprête à émettre le gouvernement sud-africain. Le français Areva est dans les starting-blocks. Pretoria projette d'acquérir jusqu'à huit réacteurs nucléaires d'ici 2030. Un projet évalué à environ 40 milliards d’euros.

Pourquoi nous nous y opposons.


Nous nous opposons à sa présence en qualité d’ambassadeur au su des scandales à répétition de son ex groupe dont il a été un membre clef. Il est scandaleux de constater que le gouvernement Français maintient en la plus haute représentation diplomatique l’ex vice président d’une compagnie ayant successivement:

  • Soutenu le régime d’apartheid en violant l’embargo de l’ONU dont la France est un membre permanent.
  • Participer au climat de corruption ambiante du pays alors même que l’OCDE prétend mener une politique de lutte contre la corruption en Afrique Du Sud.

 

 

En hommage à Dulcie September, représentante courageuse de l’ANC à Paris, assassinée mystérieusement en 1988 alors qu’elle enquêtait sur le commerce illégal d’armes entre la France et le régime de l’Apartheid.



Sources:

Principalement les révélations d'open secrets dans le livre Apartheid Guns & Money de Hennie Van Vuuren.


https://www.dailymaverick.co.za/article/2017-09-13-declassified-apartheid-profits-pretorias-beehive-in-paris/#.WiEX5rSdXBI


http://www.lemonde.fr/societe/article/2005/11/04/thales-de-nouveau-inculpe-pour-corruption-en-afrique-du-sud_706745_3224.html

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/09/19/revelations-sur-les-liens-troubles-entre-la-france-et-l-afrique-du-sud-au-temps-de-l-apartheid_5187779_3212.html


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